in.plano
62 avenue Jean JaurĂšs
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in.plano, association loi 1901, est une plateforme de recherches et de production qui a pour mission la diffusion et la valorisation de la crĂ©ation contemporaine sur un principe de mutualisation des savoirs et des Ă©quipements. Le groupe in.plano que nous avons constituĂ© porte et revendique dĂšs son origine la singularitĂ© de vouloir crĂ©er un atelier autant qu’un vĂ©ritable lieu d’exposition.

rĂ©sidence en cours : Loris Humeau  .   Henri Guette  .  

anciens membres : Sarah Nefissa Belhadhali  .   Philemon Hervet  .   Constantin Jopeck  .   nikolaiykm  .   Nastassia Takvorian  .   Laure Tiberghien  .   MĂ©lanie Villemot

anciens rĂ©sidents : Elias Gama  .   Pablo Prieto   .   Constantin Jopeck

documentation : artistrun space database. werunthespace  .   ateliers ouverts de l’üle Saint-Denis

archives : J’ai les dents du fond qui baignent, expositions des Ă©tudiants de l'ENSAD, 2019  .   anniversaire de Curate It Yourself et concert de Option GĂ©niale, 2019  .  in.plano, collectif d’artistes qui tisse sa toile, article dans Notre Ile, 2019  .   Ateliers d’artistes : le parcours du combattant, article de Julie Ackermann, Quotidien de l’Art, N1607, 2018  .   in.plano laurĂ©at du prix de la Fondation de France François de Hatvany, Beaux-Arts de Paris, 2018

webmaster & dĂ©veloppement web‹: Lucie Planty

© in.plano 2019


L’IMAGE FABULEUSE | SOTTOBOSCO (BRETSCHNEIDER, COLLECTION PRIVÉE)
   Adrien Elie et Lucie Planty

   in.Ă©dition, 2019

   tirage illimitĂ©, dĂ©pĂŽt lĂ©gal septembre 2019

   ISBN 978-2-491417-00-0

   10€


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BLIND COLLECTOR
   collection de 50 livres (25 diffĂ©rents en deux exemplaires chacun) rĂ©alisĂ©s pour l'exposition Blind Collector Ă  in.plano, 2018

   Artistes: Paul Bardet, Jade Boyeldieu d’Auvigny, Alex Chevalier, Alexis Chrun, Tania Gheerbrant, Lucie Planty, Caroline Reveillaud

    25 Ă©ditions en 2 exemplaires, vendues lors d'une lotterie par tirage au sort lors de l'exposition Blind Collector

    10€ (livre tirĂ© au sort)

    The Blind Collector est une exposition aux contours mouvants dont le commissariat, assumĂ© par les artistes eux-mĂȘmes, tente de brouiller les pistes, entre le domestique et l’artistique, l’unique et la reproduction, l’exposition et le salon de lecture. Cette proposition prend appui sur l’interĂȘt commun d’un groupe de jeunes artistes autour de l’objet livre et des habitudes et coutumes qu’il convoque. Sous cette figure archĂ©typale du collectionneur, dĂ©fini ici par sa dĂ©ficience visuelle, la premiĂšre partie de l’évĂšnement s’affirme comme un espace fictif et domestique propre Ă  recevoir les spectateurs. En effet, les Ɠuvres sĂ©lectionnĂ©es ou conçues pour l’exposition, ont en commun d’assurer une fonction symbolique de mobilier et ce afin de transformer pour un temps le spectateur en lecteur et le lieu en salon de lecture. La collection qu’il s’agit ici de dĂ©couvrir, est une collection au sens tout livresque du terme. En effet, on dĂ©couvrira dans l’espace une quarantaine de livres Ă  priori identiques, dont il faudra se saisir pour dĂ©masquer, sous une couverture similaire, les fac-similĂ©s/re-Ă©dition de livres produits par les artistes ces cinq derniĂšres annĂ©es. Chaque livre est reproduit une seule fois. La collection s’affirme dans le contexte et prĂ©texte de «l’appartement», sous couvert d’avoir Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©e par un autre, aussi aveugle soit-il. La deuxiĂšme partie de l’exposition, met en scĂšne et en acte la liquidation de la collection par une vente aux enchĂšres Ă  l’aveugle. Les livres seront vendus sans que l’acheteur puisse savoir de quel exemplaire et de quel artiste il devient l’acquĂ©reur. Incarnation du proverbe anglais «don’t judge a book by its cover» ou commentaire sur la contingence d’une collection, il s’agira surtout de fĂȘter en ce dĂ©but d’étĂ© les heureux hasards et une certaine poĂ©sie de la cĂ©citĂ©.



Alexis Chrun
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ALEXIS CHRUN
   al-chrn.tumblr.com

   Beckham a centrĂ© sur sa tĂȘte depuis l'autre bout du terrain, une balle transcontinentale, elle a traversĂ© le stade et chutĂ© sur le crĂąne de Zidane
   Philippe Bordas, Chant furieux, 2014

   On pourrait dire de lui qu'il est un technicien. Qu'il progresse comme un artisan, de ceux que l'on imagine dans ces ateliers d'horlogerie, prĂšs de lacs miroitants qui sait, troisiĂšme Ɠil agrandisseur visĂ© sur la pupille, attentif aux rouages d'un monde vu Ă  d'autres Ă©chelles, sous d'autres rapports.
   On pourrait voir son travail, c'en est un, comme une opĂ©ration, addition ou soustraction, plutĂŽt la derniĂšre, mathĂ©matique synthĂ©tique de recherches inĂ©puisables oĂč s'opĂšrent des gestes de plongĂ©e, comme des coupes sĂ©lectives dans les rĂ©cits de l'art moderne et conceptuel.
   Dirait-on alors d'Alexis Chrun qu'il est un mĂ©canicien d'histoires micro- ou macroscopiques, celui qui, d'aprĂšs la dĂ©finition courante Ă  la fin du XVIIe siĂšcle, invente, calcule, construit des machines ? Et quelles seraient alors ces machineries signifiĂ©es par des objets installĂ©s et des dispositifs ?
   Il faudrait les aborder comme des mĂ©caniques d'apparence immobiles mais encore tremblantes des mouvements additifs ou soustractifs les habitant. Car ici quelque chose se cĂ©lĂšbre. Le faux statisme de ce que dĂ©ploie Alexis renoue avec la notion d'impetus, cet Ă©lan communiquĂ© Ă  un corps inerte, qui, l'affranchissant de tomber, le maintient, un temps, dans un Ă©tat moteur d'apesanteur mobile.
   Le travail d'Alexis se dĂ©ploie autour de cet impetus. Il est Ă  la fois impulsion et amorce. L'inerte est (re)vivifiĂ© par le truchement d'un regard mĂ©lancolique sur les choses advenues. On disait des mĂ©lancoliques qu'ils souffraient d'une sorte de dĂ©lire. Entendons pourtant ce dernier en le partitionnant comme l'avait proposĂ© le poĂšte Camille Bryen : dĂ©-lire.
   Continuons alors d'observer les Ă©lans d'un dĂ©-lecteur qui parfois souligne, souvent laisse flotter, dans une recherche permanente.
   Catherine Guiral




   .    f.1 birdie droodle teaser, Alexis Chrun, 2017, vidĂ©o devinette de 36 sec envoyĂ© comme invitation au 62e salon de Montrouge.‹(capture d'Ă©cran, video en entier ici : http://inplano.xyz/onewebmedia/alexischrun/alexis-chrun-brancusi-teaser.mp4    .    f.2 la collection désarmante, Alexis Chrun & officeabc, 2018- ?, poĂšme au long cours sur une sĂ©rie de boites d'allumettes et impression de cartes    .    f.3 I’m not a robot, Alexis Chrun, 2018, dessin numĂ©rique inspirĂ© de captcha alphabet test    .    f.4 les yeux écarquillés toujours, alexis chrun, 2017, lunettes de vue asymĂ©triques‹    .    f.5 birdie, socle et balle (extension), Alexis Chrun, 2019, photographie numĂ©rique    .    f.6 ticket surexposition, Alexis Chrun, 2016, impression thermique‹    .    f.7 two-letters names & fridge magnets Als, Alexis Chrun, 2018, poster encadrĂ©, détail d'installation











Tania Gheerbrant
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TANIA GHEERBRANT
   www.taniagheerbrant.com

   Tania Gheerbrant a été diplômée des Beaux-Arts de Paris, en juin 2017 - atelier Ann Veronica Janssens. Elle a récemment présenté son travail lors d’expositions collectives à Turin (2018), à Los Angeles (2016) et Shangai (2015) ainsi que dans diverses institutions et lieux émergents de la scène française (La Panacée/Moco, Do disturb au Palais de Tokyo, Le doc, Le Wonder...)
   Son travail mêle installation, vidéo et texte. Dans la continuité d’une recherche sur le langage, ses dernières vidéos, par le recours à certains archétypes cinématographiques (notamment la science-fiction, le cinéma expérimental ou l’enquête paléontologique) déplie une poétique de l’étrange interrogeant les discours ambiants de notre société de communication. Et tente comme dans Absoluts de répondre à cette question basique mais ontologique «qu’est ce qui nous relie donc ? ou plutôt qu’est ce qui nous colle donc» en tant que groupe et communauté. Elle met en scène une forme de liquidité textuelle qui entre en résonance avec nos mondes numériques et déplie ainsi la manière dont l’individu contemporain est traversé par une somme de langage plus ou moins organisée sous forme de récits construits. Son travail, grâce au texte, au montage et au son, fait se rencontrer l’érudition et l’ordinaire voire le naïf dans une forme d’apesanteur hypnotique. La pratique sculpturale qui accompagne ses vidéos, participe de ce même mouvement, en créant des objets quasi quotidien au potentiel étrange.






   .    f.1, f.2 f.3
Absoluts , co-réalisation Tania Gheerbrant & Mahalia Khönke-jehl, co-production La Panacée / Moco, 2019, plâtre, métal, écran, pied, vidéo 4k couleur muet, 6 min en boucle, 300x350 cm. Vue d’exposition: COOKBOOK 2019, La Panacée, cur. Nicolas Bourriaud & Andrea Petrini    .    f.4 Absoluts , co-réalisation Tania Gheerbrant & Mahalia Khönke-jehl, co-production La Panacée / Moco, 2019, vidéo 4k couleur muet, 6 min en boucle    .    f.5, f.6, f.7 Smooth Evolution, Tania Gheerbrant, 2018, vidéo HD couleur, 5’40’’ en boucle, écran, médium et chêne, vernis, enceintes, cable, moquette, 250 x 200 cm. Vue de l’ exposition FOMOSAPIENS, cur. Hotel Triki, Palais Bondy, Lyon, 2018    .    f.8 Smooth Evolution, Tania Gheerbrant, 2018, vidéo HD couleur, 5’40’’ en boucle, avec Victor Prokhorov, Caroline Reveillaud, Laure Mathieu, Sarah Nefissa Belhadjali et Fabio Midhat Giampaoli, voix : Mahalia Kohnke-Jhel.    .    f.9 I think it was you, (Table basse fontaine), Tania Gheerbrant, 2018, eau, pompe, feuille d’aluminium, mdf noir, aluminium, 75 x 75 x 25 cm. Vue d’exposition : Decompression Room, The Others Art Fair, Turin    .    f.10, f.11 Looking for A, Tania Gheerbrant, 2018, vidéo HD couleur 5’28’’ en boucle, dalle lumineuse, bois, écran, casques, toile pvc écran, billes polystyrène, papier imprimé.    .    f.12 Looking for A, Tania Gheerbrant, 2018, vidéo HD couleur 5’28’’ en boucle, vidéo réalisée au Wonder/ Liebert, pour la Pièce du boucher sur une invitationde Mahalia Köhnke-jhel, avec Printemps von Zilw, Nelson Pernisco, Mathilde Raimond, Pierre Gaignard, Célia Richard, Louis Grolou, Mélanie Villemot, Fabio Midhat Giampaoli, Sarah Nefissa Belhadjali, Victor Prokhorov, Philémon Hervet, Caroline Reveillaud, Mahalia Köhnke-jhel.    .    f.13, f.14 Blue Agency, Tania Gheerbrant, 2016, édition en 4 exemplaires, 60 pages, format 30,5 x 22 cm, impression traceur jet d’encre sur papier mat 270gr, couvertures et coffrets sérigraphiés.


Marina Mardas
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MARINA MARDAS
   www.marinamardas.com

   NĂ©e en 1992, Marina Mardas vit et travaille Ă  Paris. Artiste autodidacte transdisciplinaire, elle est diplĂŽmĂ©e d’un master de recherche en sociologie. C’est Ă  travers son regard façonnĂ© par son parcours sociologique ainsi que ses racines libanaises qu’elle nous plonge dans son univers.‹Elle vise, Ă  travers son Ɠuvre, un travail Ă  long terme qui s’anime autour d’un dĂ©sir de recherche organique sur la sociĂ©tĂ© et ce qui nous constitue en tant qu’humain en faisant une archĂ©ologie du prĂ©sent. Son approche, oscillant entre l’individuel et le collectif, a pour principales thĂ©matiques les concepts de la MĂ©moire, de Temps ou encore celui du Cosmos. L’usage de diffĂ©rents mĂ©dias lui permet de dĂ©ployer son univers et sa rĂ©flexion sous diffĂ©rentes formes, toutes complĂ©mentaires. Ses oeuvres incluent de la vidĂ©o, de la performance de la poĂ©sie, mais aussi de la scĂ©nographie et de la musique. Elle mĂȘle les diffĂ©rents univers qu’elle a cĂŽtoyĂ© Ă  ses oeuvres en choisissant des lieux d’expositions ou de performances qui sortent du cadre artistique classique. Elle a pu notamment performer pendant un Ă©vĂ©nement de la Fashion Week aussi bien que dans une galerie d’art. Ses rĂ©centes expositions incluent un solo show Ă  la Galerie Anne-Claire Simon, une performance Ă  Osaka ainsi qu’une projection au Silencio.




   .    f.1 MĂ©socosmes, (chaĂźnes, plexiglass, mirroir, plastique et autres matĂ©riaux) exposition personnelle Cosmos/Atomos, FĂ©vrier 2019, Galerie Anne-Claire Simon, photographie : badmlk    .    f.2 MĂ©socosme, dĂ©tails, (chaĂźnes, plexiglass, mirroir, plastique et autres matĂ©riaux) exposition personnelle Cosmos/Atomos, FĂ©vrier 2019, Galerie Anne-Claire Simon, photographie : badmlk    .    f.3 De gauche Ă  droite : Nuclea II, 20 x 35 cm, Nuclea III, 20x 35 cm, Atomos, 30x60cm, vidĂ©o, impression sur aluminium, exposition personnelle Cosmos/Atomos, FĂ©vrier 2019, Galerie Anne-Claire Simon, photographie : badmlk    .    f.4 Estienne, performance durant l’after show Leon Louis, Fashion Week SS18, Paris    .    f.5 Of what remains, photographie imprimĂ© sur aluminium, Beyrouth, 2016    .    f.6 Of Decay, installation vidĂ©o, Foire d’art Aemergence, Octobre 2018    .    f.7 Of Decay, vidĂ©o 5 minutes 18, 2018



Laure Mathieu
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LAURE MATHIEU
   base.ddab.org/laure-mathieu

   Le travail plastique majoritairement performatif de Laure Mathieu combine textes, vidĂ©os et sculptures. Il s’articule autour d’enquĂȘtes linguistiques qui mettent en exergues les stratĂ©gies d’apparition et de construction de la pensĂ©e et de la parole. Écrits et lus seule ou en duo, ses rĂ©cits philosophiques traitant de la conscience, de la subjectivitĂ©, du pouvoir de la fiction et son rapport au rĂ©el induisent une expĂ©rience sociale de la lecture entre l’artiste et le spectateur.
   Le travail de Laure Mathieu a derniĂšrement fait l’objet d’une exposition personnelle au Centre d’art Contemporain Passerelle Ă  Brest. Elle a Ă©galement participĂ© rĂ©cemment Ă  plusieurs festivals de performance (notamment Ă  la Fondation Ricard, SETU Ă  Elliant , CirconfĂ©rences Ă  ChĂąteau-Gontier, Ncpx Do disturb au Palais de Tokyo) et Ă  diffĂ©rentes expositions collectives ( ZooGalerie Ă  Nantes, The others Art Fair de Turin... ) Elle a Ă©tĂ© diplomĂ©e d’un DNSEP Ă  l’EESAB site de Rennes, obtenu avec les fĂ©licitations du jury en 2015.



   .    f.1, 2 L’origine des espĂšces, Laure Mathieu, 2019, Ă  l’occasion de Partitions/Performances, cur. Christian Alandete, Fondation Ricard, Paris    .    f.3 Something about feelings, Laure Mathieu, Robin Garnier-Wenisch et Hugo Maillard, lecture sonore, 90mn, Jardin C, Nantes, cur. SETU festival.    .    f.4, 5 Corne de Gazelle, -273, Laure Mathieu et Robin Garnier-Wenisch, 2018, lecture performance, 20mn chacune, festival SETU, Elliant .    .    f.6 Le liĂšvre, l’éclat, la croĂ»te, Laure Mathieu et Robin Garnier-Wenisch, 2018, lecture performance, 20mn, festival Les Ecritures BougĂ©es, Le DOC!, Paris    .    f.7, 8, 9, 10, 11 La Flotte Bleue, Laure Mathieu, 2018, exposition personnelle au CAC Passerelle, Brest, © Photo AurĂ©lien Mole, Warm Eye, 2018, Estrade et socles, peinture, liĂšge, bois Tentative de nettoyage du monde en 4 Ă©tapes, 2018, Impressions sur vĂȘtements, Dimensions variables, Galaxie/Souffle, 2018, 16 vues au microscopes du trajet de l’air dans un corps, Projection vidĂ©o sur un socle Warm Eye, 5 mn, La tentation effective du langage, 2018, Lettres tamponnĂ©es sur 15 tickets de tram, portefeuille en tissu liĂšge, 120x15x2cm



Lucie Planty
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LUCIE PLANTY
   www.lucieplanty.com

   Lucie Planty est une artiste française qui Ă©labore depuis plusieurs annĂ©es une pratique de collection d’images, le plus souvent sous forme de livres, d’installations et de peintures sur la question de la disparition.
   Elle a prĂ©sentĂ© son travail lors d’expositions en Italie (2018) Belgique (2017), Équateur (2016), Chine (2015) et RĂ©publique tchĂšque (2014) ainsi que dans diverses institutions françaises d’art contemporain (Salon de Montrouge, Fondation Ricard, Cneai, Friche de la Belle de Mai, CitĂ© des Arts, Biennale d’Arts Actuels
). Elle reçoit le Prix des fondations AlbĂ©ric Rocheron lors de l’exposition Felicita 17, est nominĂ©e au Grand prix de l’institut culturel Bernard Magrez Ă  Bordeaux et au Prix AMMA pour l’art contemporain au Bastille Design Center (2017) ; elle remporte le Prix Sciences-Po jeune talent lors de l’exposition Au-delĂ  de l’hĂ©ritage (2016). Elle est diplĂŽmĂ©e des Beaux-Arts de Paris avec les fĂ©licitations du jury, ateliers Claude Closky et Jean-Marc Bustamante.

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   Fondant ses recherches sur des histoires vraies d’artistes inconnus, de tableaux perdus ou de monuments disparus, le travail encyclopĂ©dique de Lucie Planty peut s’apparenter Ă  celui d’un·e l’historie·nne de l’art. Si l’artiste met en lumiĂšre des zones d’ombres, elle ne le fait pas uniquement par la reconstitution d’une rĂ©alitĂ© passĂ©e. Les fictions qu’elle imagine, inhĂ©rentes Ă  ces rĂ©cits entourĂ©s de mystĂšre, lui permettent de dĂ©velopper une rĂ©flexion sur la collection et la construction d’une culture.
   Adrien Elie, 2019




   .    f.1 Chronique de l'humanitĂ©, site internet, caisson avec Ă©cran tactile, www.chroniquedelhumanitĂ©.org, 2019, vue de l'exposition "Carte Blanche Ă  Lucie Planty", ancienne Église de Maisons-Laffitte, 2019    .    f.2 Chronique de l'humanitĂ©, site internet, caisson avec Ă©cran tactile, www.chroniquedelhumanitĂ©.org, 2019, vue de l'exposition "Carte Blanche Ă  Lucie Planty", ancienne Église de Maisons-Laffitte, 2019    .    f.3 SiĂšcle dernier, 12 livres, exemplaires uniques, papier, broche en acier, 2017, vue de l'exposition "Felicita"    .    f.4 Astres et poussiĂšres, livres/installation, 12 livres, 12 chaises en mĂ©tal, 2019, vue de l'exposition "Carte Blanche Ă  Lucie Planty", ancienne Église de Maisons-Laffitte, 2019    .    f.5 Astres et poussiĂšres, livres/installation, 12 livres, 12 chaises en mĂ©tal, 2019, vue de l'exposition "Carte Blanche Ă  Lucie Planty", ancienne Église de Maisons-Laffitte, 2019    .    f.6 ERR, livres/installation, Ă©dition exemplaire unique, un socle en mĂ©tal, une affiche noir et blanc, couvertures de survie, aluminium, sangles, 2018, vue de l'exposition "Nos ombres devant nous", commissariat du collectif Basalte (Elena Cardin, François Dareau, Joshua de Paiva, LĂ©a Djurado, MaĂ«va Gomez, Alexandra Goullier Lhomme, Henri Guette, Hannah Kreile, Dimitri Levasseur, Eva Vaslamatzi, Leslie Veisse, Juschka Marie von RĂŒden), Fondation Ricard, Paris, 2018    .    f.7 Voyage en Syrie, vidĂ©o, 2019, vue de l'exposition "Carte Blanche Ă  Lucie Planty", ancienne Église de Maisons-Laffitte, 2019    .    f.8 Specimen, livres/installation, exemplaires uniques, tables, boites, support, vue de l'exposition "archive/fiction" aux Beaux-Arts de Paris lors du DNSEP, 2016    .    f.9 Specimen, livres/installation, exemplaires uniques, tables, boites, support, vue de l'exposition "archive/fiction" aux Beaux-Arts de Paris lors du DNSEP, 2016


Camille Rimbault
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CAMILLE RAIMBAULT
   www.camilleraimbault.com

   Camille Raimbault obtient en 2015 son DNSAP avec fĂ©licitations aux Beaux-arts de Paris (ateliers Ann Veronica Janssens, Claude Closky et Jean-Luc Vilmouth) ainsi que le prix de peinture Roger Bataille en 2016 lors de l’exposition FelicitĂ  au Palais des Beaux-arts. Son travail a notamment Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© Ă  la Maison des arts de Malakoff, Ă  la Monnaie de Paris, Ă  la CitĂ© internationale des Arts, Ă  la Fondation Brownstone, Ă  la galerie Eva Meyer, Ă  la galerie Backslash, Ă  PiacĂ© le radieux, au Palais de Tokyo, au DOC! et Ă  la PanacĂ©e dans le cadre de Nouvelle Collection Paris, ou plus rĂ©cemment Ă  la Nuit Blanche de Kyoto et Ă  Turin pour The others Art Fair. Le travail plastique de Camille Raimbault cherche Ă  entrelacer les signes et modes de reprĂ©sentation. Les environnements qu’elle propose sont souvent infiltrĂ©s d’objets-images qui se jouent d’eux-mĂȘmes ou pratiquent la rĂ©plique en ton sur ton. Les gestes, outils, textures propres au travail en atelier, ou les Ă©lĂ©ments inhĂ©rents au contexte d’exposition, constituent un lexique pour jouer de nouvelles combinaisons et proposer au visiteur l’expĂ©rience perceptive d’un espace.




   .    f.1 Drag and drop, Camille Raimbault, 2018, plantes artificielles, bombe aĂ©rosol, peinture acrylique, dimensions variables (vue d’exposition Ă  The others Art Fair, Turin)    .    f.2 Brisure, Camille Raimbault, 2016, crayon blanc sur vitre, dimensions variables (vue d’exposition Ă  la galerie Eva Meyer)    .    f.3 Petites annonces, Camille Raimbault, 2016, peinture polyurĂ©thane sur acier, 50x75 cm    .    f.4 Pantone Sky Blue, Camille Raimbault, 2015, impression textile, oeillets, 100x133 cm (vue d’exposition Ă  la Maison des arts de Malakoff)    .    f.5 De quoi noter, Camille Raimbault, 2017, Ă©lastomĂšre, longueur 1m    .    f.6 Peinture fraiche, Camille Raimbault, 2017, peinture acrylique, post-it, dimensions variables    .    f.7 Vue d’exposition aux Beaux arts de Paris, Camille Raimbault, 2015    .    f.8 Acclimatation, Camille Raimbault, 2015, tasseaux, vernis, dimensions variables    .    f.9 BĂ©quilles, Camille Raimbault, 2015, impressions jet d’encre contrecollĂ©es sur mĂ©dium, 188x109x1 cm, 39x52x1 cm    .    f.10 Carte d’atelier, Camille Raimbault, 2015, marqueterie de placages de bois, 70x100x2 cm    .    f.11 Sans titre, Camille Raimbault, 2015, Ă©chelle, bombe aĂ©rosol, mĂ©dium, dimensions variables    .    f.12 Accident programmĂ©, Camille Raimbault, 2015, broderie numĂ©rique sur blouse, longueur 1m



Caroline Reveillaud
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CAROLINE REVEILLAUD
   carolinereveillaud.tumblr.com

   Caroline Reveillaud a étudié à l’EESAB Rennes et aux Beaux-Arts de Paris jusqu’en 2016. Elle est représentée par la Galerie Florence Loewy, Paris, depuis sa première exposition personnelle en mai 2017. Elle a exposé son travail en France, à Paris à Bienvenue.Art (Cité internationale des arts), Galerie Eric Mouchet, Espace Topographie de l’Art, Musée National des Beaux-Arts, Espace Bubenberg, Galerie Hélène Lacharmoise, à Saint- Etienne-du-Grès au Moulin de la Croix, à Avignon à la Collection Lambert et à Rennes, a Standard et à la Ferme de Quincé.
   Elle s’intéresse à la relation entre l’image et sa perception. Son travail se développe après une découverte de l’image d’oeuvre d’art, un apprentissage empirique de la sculpture par l’image, séductrice, mystérieuse, inexacte. De ce point de départ elle s’attache plus spécifiquement à l’élaboration d’un vocabulaire de formes basées sur ses propres images (photographiques et filmiques) proposant au spectateur une lecture sensible de son propre environnement. Les cheminements à travers la description narrative, l'indexation, et le développement de systèmes de classification sont des éléments récurrents dans son travail. Ses images circulent, elles changent de supports, vivent de multiples façons. Leurs sensibilités, leurs matérialiteś, etc. mutent, selon les surfaces qu’elles épousent. Caroline Reveillaud matérialise cette démarche autour de l’image dans un travail d’installation, de vidéo et de sculpture. Flux de mediums où viennent tournoyer ses images.




   .    f.1 Sharp-eyed, 2019, travail en cours, série de photographies    .    f.2 SUMMA ⎼ ⊙ ∫, 2019, extrait vidéo 26'00"    .    f.3 Vue de l’exposition Hyperopérale, 2016, Beaux-arts de Paris, photo : Pierre Seiter    .    f.4 Hyperopérale / Titre, 2016, plexiglas, bois, livre, photo : Pierre Seiter    .    f.5 Vue de l’exposition Expérience Photographique, Espace Topographie de l’Art (Paris), Commissariat : Catherine Rebois, Avec Anna et Bernhard Blume, Pierre Cordier, Patrick Bailly-Maître Grand, Rodolf Hervé, Garry Fabian Miller, Gábor Osz, Caroline Reveillaud, Georges Tony Stoll, Joel-Peter Witkin, photo : Espace Topographie de l’Art    .    f.6 Vue de l’exposition TwoPartsWork I (platitute), 2017, Galerie Florence Loewy (Paris), photo : Aurélien Mole    .    f.7 Détail TwoPartsWork I (platitute), 2017, impression pigmentaire couleur, 50 × 35 cm    .    f.8 Vue de l’exposition TwoPartsWork I (platitute), 2017, Galerie Florence Loewy, photo : Aurélien Mole    .    f.9 Fore-edges (∞), 2014, papier, sérigraphie, 40 × 30 × 21 cm    .    f.10 Vue de l’expostion Copies, 2018, Galerie Eric Mouchet, Commissariat: Theophile’s Papers (Théophile Calot), Avec Felicia Atkinson, Christian Aschman, Valérian Goalec, Ronan Lecreurer, Caroline Reveillaud, photo : Margot Montigny    .    f.11 Endpaper, 2018, bois, tissu imprimé, dimensions variables, photo : Margot Montigny    .    f.12 Endpaper (Copie_c), 2018, édition limitée de 50 journaux numérotés et signés, éditeur : Theophile’s Papers, grahisme : Alexis Jacob    .    f.13 Vue d’atelier (in.plano), 2019, Hyperopérale/Carte-Jaquette, 2016, bâche imprimée et façonnée, 500 x 400 cm, Vedute, 2018, plexiglas, photographie, 100 × 60 cm    .    f.14 Liquidgrid, 2018, impressions pigmentaires couleur plastifiées, 130 × 100 cm, vue d’atelier 2019    .    f.15 Banc-titre, 2018, verre, bois, photographies, 60 × 60 × 146 cm, vue d’atelier 2019    .    f.16 Détail Banc-titre, 2018    .    f.17 Vue de l’exposition Hyperopérale, 2016, Beaux-arts de Paris, photo : Pierre Seiter    .    f.18 Hyperopérale / Objet, Surface, Pli, Ligne, Sculpture I, 2016, pile du même livre, graphisme : Oriane Betton, auto-édition à 40 exemplaires, photo : Pierre Seiter    .    f.19 Hyperopérale / Pagework, 2016, impression noir & blanc sur bâche, plexiglas, 250 x 170 cm photo : Pierre Seiter


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LÉVANA SCHÜTZ
   www.levanaschutz.com

   Océaniques ou aériens, les films et installations cinématographiques de Lévana Schütz, nous plongent dans la matérialité et dans la sensualité de la pellicule. Une de ses vidéos, Danse de noce, nous met tout simplement face à une pellicule super 8 qui défile sous nos yeux avec ce son qui lui est si particulier. Impossible de savoir ce qui est projeté. Si la lumière, les couleurs, le cadrage sont des données importantes dans ses films, le passage du temps occupe une place tout aussi importante. L’artiste joue sur le rythme, utilise l’usure chimique, le ralenti et dilate le temps de plusieurs manières. La distorsion du temps est très présente dans Overflow ou Ophélie qui sont deux films courts en noir et blanc dans lesquels l’eau apparaît au premier plan et nous inonde presque jusqu’à nous donner le mal de mer. On suit les flots, guidé par une voix off alors qu’un texte défile sur l’écran, Il est question de déluge ou de noyade. Pour son diplôme, l’installation Chambres doubles spacialise le temps qui passe à travers des films qui jouent sur la dualité, la symétrie et les différents points de vue d’un même espace. Sur l’écran, deux projections se mordent alors que l’on passe de l’intérieur à l’extérieur dans une ambiance intimiste. Le rideau d’un hôtel, des portes s’ouvrent, un lit, des plis, des jeux de reflets... on est emporté dans les matériaux à l’écran comme sur cette pellicule de plus en plus organique qui nous rappelle le cinéma de Tarkovski ou d’Einsenstein.

   Anaïd Demir, Extrait du catalogue d’exposition - Finale - Les éditions des Beaux-Arts de Paris.




   .    f.1 Prochainement sur cet Ă©crans, 2019, film 16mm, Film super 8, bois, plexi, metal, dimensions 150 x 100 x 42 cm. Vue de l’exposition Finale, au Palais des Beaux-Arts de Paris.    .    f.2, 3, 4 Chambres Doubles, 2018, Diapositives couleurs, dimensions variables, textes vinyle sur verre, 100 x 100 cm, installation de diplĂŽme, atelier Ann Veronica Janssens, Beaux Arts de Paris.    .    f.5, 6 La Bascule, 2018, installation super 8, dimensions variables, vue d’exposition de diplĂŽme, atelier Ann Veronica Janssens, Beaux-Arts de Paris    .    f.7, 8, 9 aquĂŹ com allĂ , 2018, Reduced visibility, Projection VidĂ©o HD 3’- Monada, ensemble de 9 polaroids - Twin Room, Dessins vinyle sur verre, Dimensions Variables - Sans-Titre, Diapositive Noire&blanc, lecteurs diapo. Exposition de fin de rĂ©sidence, MusĂ©e d’Art Moderne et contemporain EsBaluard, Palma de Mallorca, avec la participation du centre d’art contemporain Addaya, AlarĂČ, dans le cadre des rĂ©sidences EuropĂ©enne The Spur 16/18 et le soutient financier de la rĂ©gion Midi-PyrĂ©nĂ©e    .    f.10, 11 Overflow, 2017-2018, projet Ă©ditorial en collaboration avec les Ă©ditions Parotta.


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CAROLINA ZACCARO
   www.carolinazaccaro.com

   Carolina Zaccaro a Ă©tudiĂ© Ă  la Haute École d’Art et Design de GenĂšve et Ă  l’École Nationale SupĂ©rieure de la Photographie d’Arles. Son travail a Ă©tĂ© exposĂ© en Suisse (LiveInYourHead, 2018), Ă  Malte (Fondazzjoni Kreattivita, 2016), en Chine (Yuyan Art Space, 2017), ainsi que dans diverses institutions et galeries françaises (Collection Yvon Lambert, CAC Abbaye Saint AndrĂ© - Meymac, AgnĂšs B.). TeintĂ© d’un rapport privilĂ©giĂ© Ă  la philosophie, la musique et la littĂ©rature, qu’elle considĂšre comme des matĂ©riaux dont se nourrissent ses recherches, le travail de Carolina Zaccaro habite l’espace entre l’information source et sa re-Ă©laboration. Sa pratique est traversĂ©e par la question de la traduction et cherche Ă  en creuser les Ă©carts. L’ensemble des signes qui y sont convoquĂ©s, Ă  la fois photographiques, sonores ou textuels, composent des micro espaces interprĂ©tatifs. Cette gĂ©ographie subjective prĂ©sente autant de tentatives de mettre les images et le langage Ă  l’épreuve, afin d’en explorer la versatilitĂ©.




   .    f.1 I. Etymologie du mot crise : du latin mĂ©diĂ©val crisis - manifestation violente d’une maladie, issu du grec ÎșρÎčΜΔÎčÎœ [krinein] - sĂ©parer, distinguer. II. “Ce besoin d’accĂ©der Ă  un Ă©lĂ©ment difficilement atteignable qui avait poussĂ© mon frĂšre Ă  monter dans les arbres l’obsĂ©dait toujours et lui communiquait le besoin d’y pĂ©nĂ©trer plus profondĂ©ment, d’établir un lien pouvant le connecter Ă  chaque feuille, Ă©caille, plume et battement d’ailes. C’était le type d’amour que le chasseur porte Ă  tout ce qui est vivant et ne sait exprimer qu’en pointant le fusil, Cosimo n’était pas encore capable de le reconnaĂźtre et il essayait de se dĂ©fouler tout en s’obstinant dans son exploration.” Italo Calvino, Le baron perchĂ© III. Deux ou alors des branches    .    f.2 Pour Josef Sudek, six variations musicales d’aprĂšs Ă©tudes cartographiques : concert en six temps gravĂ© sur vinyles    .    f.3, f.4 Pour Josef Sudek, six variations musicales d’aprĂšs Ă©tudes cartographiques : partitions, 110 pages, reliure dos carrĂ© collĂ©, 21 x 29,7 cm    .    audio I Pour Josef Sudek, six variations musicales d’aprĂšs Ă©tudes cartographiques : variation I    .    f.5 VƓu de compréhension du langage, impression sur aluminium brossé, paquet de cigarettes sichuannaises, vue d’exposition Offshore.org,CAC Abbaye Saint André, Meymac, oct. 2    .    f.6 NƓud, film HD 1280 × 720, son stéreo, 10 min    .    f.7 Agir / Comme / Parce que, nĂ©on, fer, 50 x 60 cm, vue d’exposition Offshore.org, CAC Abbaye Saint AndrĂ©, Meymac    .    f.8 Hell money, impression jet d’encre, 98 x 168 cm    .    f.9 Preemptive Recording, Son stéréo gravé sur vinyle, 43 min    .    f.10, 11, 12 Noooooodles, performances, 2h, nouilles, plats, impressions xerox 21 x 29 cm, dans le cadre de l’exposition Make love by a trash can, cur. Persona Curada    .    f.13, 14 How to fill a conversation gap, projection pour le Shanghai Institute of Viual Arts, durĂ©e variable


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   exposition

du 25,26,27.10.2019

   Artistes : Alexis Chrun, Tania Gheerbrant, Henri Guette, Loris Humeau, Marina Mardas, Laure Mathieu, Lucie Planty, Camille Raimbault, Caroline Reveillaud, LĂ©vana SchĂŒtz, Carolina Zaccaro

   A l'occasion du lancement de notre site web, nous revenons Ă  la dĂ©finition mĂȘme de notre espace Ă  travers une exposition collective. « in plano » qualifie le format d’une feuille d’impression non pliĂ©e. C’est autour de ce format que nous avons constituĂ© le corpus de cette exposition collective. Elle sera Ă©galement l’occasion de prĂ©senter nos nouveaux rĂ©sidents ainsi que nos membres permanents dans une impulsion commune de mise Ă  plat.

   .    f.1 in.plano XYZ, vue d’exposition, in.plano 10/2019    .    f.2 Supercut, Caroline Reveillaud, 2017, bĂąche imprimĂ©e reliure japonaise, 50 x 30 cm    .    f.3 big mother, Tania Gheerbrant, 2019, installation vidĂ©o HD couleur 4:3, 3’ 45’’, son, inox, dimensions variables. Avec la participation de Mahalia Kohnke-jehl (actrice) et Noelia Portela (voix off)    .    f.4, 5 big mother, Tania Gheerbrant, 2019, Marques pages, Camille Raimbault, 2017, impression contrecollĂ©e plexiglas, ruban, 20x30 cm ; Raven in space, Alexis Chrun, 2019, balle de golf et terre d’australie ; HyperopĂ©rale / Titre, Caroline Reveillaud, 2016, livre Objet, Surface, Pli, Ligne, Sculpture I, bois, plexiglas, 45 x 23 x 4cm    .    f.6 Hands to grow, Alexis Chrun, bois, plante 2018    .    f.7 Fausse mer, Carolina Zaccaro, 2019, coquillage, systĂšme sonore, dimension variables    .    f.8 Blue Agency, Tania Gheerbrant, 2016, Ă©dition en 4 exemplaires, 60 pages, format 30,5 x 22 cm, impression traceur jet d’encre sur papier mat 270gr, couvertures et coffrets sĂ©rigraphiĂ©s ; Sans Titre, Loris Humeau, 2019, sĂ©rigraphie sur Conqueror Bamboo, 59,4x84,1 cm    .    f.9 Life on Mars, Marina Mardas, 2019, loupe, sable, pĂąte polymĂšre, argile, et matĂ©riaux divers, dimensions variables    .    f.10 Twin Room, LĂ©vana SchĂŒtz, 2018, dessin vinyle sur verre, 77,5x89 cm    .    f.11 Sans titre, Camille Raimbault, 2015, verre soufflĂ©, cadenas, 12cm    .    f.12 One meter one poem, Laure Mathieu, 2017, bois, peinture, 100x4x4 cm    .    f.13 Bretschneider, Collection PrivĂ©e, Lucie Planty, depuis 2017, recherches et textes, formats variables    .    f.14 Deep down in an Ocean’s world, LĂ©vana SchĂŒtz, 2016, impression Jet d’encre et couverture cyanotype    .    f.15 Pour Joseph Sudek, 6 variations musicales d’aprĂšs Ă©tudes cartographiques, Carolina Zaccaro, 2018, 21x29.7 cm    .    f.16 äșșćœąæ€…ć­, the puppet chair, LĂ©vana SchĂŒtz, 2019, film 16mm et 8mm n§b, 5 min    .    f.17 Affiche de l'exposition in.plano XYZ, 2019




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PRÉSEANCE
   exposition en duo de fin de rĂ©sidence

06-07-08.09.2019

   Artistes : ElĂ­as Gama et LĂ©vena SchĂŒtz (et Ludovic Landolt artiste invitĂ©)

   .    f.1 Lévana Schütz & Elías Gama , Ventana-Fenêtre, tirage epson sur plexiglas, 35 x 40cm, 2019    .    f.2 Ludovic Landolt, Ummagumma, sculpture sonore, tôle, chanvre, chêne, mailloche à gong, 125 x 200cm, 2019    .    f.3 Lévana Schütz, Tabouret, inox, bois, tissu, simili cuir, 2019    .    f.4 Lévana Schütz, äșșćœąæ€…ć­,the pup- pet chair, film 16mm et 8mm noir & blanc, performance : Sonia Marin, Joon Yoo, Tania Gheerbrant, Alexis Chrun, musique Nicolas Pajusco, 5’, 2019    .    f.5 Lévana Schütz, Tabouret couché,photographie, tirage argentique baryté, 39,5 x 40cm, 2019    .    f.6 Ummagumma (détail)    .    f.7 Elías Gama, Du discours, huile sur bois,256 x 42,4 x 2cm, 2019    .    f.8 Du discours (détail)    .    f.9 Préséance (vue de l’exposition)




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LE MAT, LA TEMPÉRANCE, LE PAPE ET LE SOLEIL

   FR / english below‹

   Commissariat Adrien Elie
   Artistes : Alexis Chrun, Tania Gheerbrant, Laure Mathieu, Paul Mignard, Riccardo Olerhead, Lucie Planty and Marianne VieulĂšs
    2019




   Dans son essai L’image Ă©crite ou la dĂ©raison graphique (1995), Anne-Marie Christin dĂ©montre que l’écriture tire son origine de l’image – la combinaison de deux Ă©lĂ©ments, la figure et le support –, qui elle-mĂȘme nĂ©e de sa surface. Cette gĂ©nĂ©alogie est le point de dĂ©part de ce que l’auteure nomme « la pensĂ©e de l’écran », soit une interprĂ©tation des traces prĂ©sentes sur la surface. L’écriture idĂ©ographique, rĂ©sultat de l’alliance de la langue et de l’image, atteste de cette rĂ©alitĂ©. Les signes qui la composent sont des figures ouvertes Ă  l’interrogation. Leur nature changeante est par consĂ©quent inhĂ©rente Ă  leur contexte d’apparition. Anne-Marie Christin prend pour exemple-type de pensĂ©e de l’écran la divination qui « [se fonde] sur l’examen de supports particuliers oĂč sont inscrits, destinĂ©s Ă  ĂȘtre dĂ©chiffrĂ©s puisqu’il s’agit de messages adressĂ©s par eux aux hommes, les signes de la langue des dieux. » À la lumiĂšre de cette hypothĂšse, la cartomancie n’est en rĂ©alitĂ© rien d’autre que la projection d’une pensĂ©e Ă©crite et oralisĂ©e sur des images devenues signes. D’un point de vue rationnel, le tirage de cartes divinatoires n’a pas pour objectif concret de prĂ©dire l’avenir mais d’établir un questionnement sur un sujet Ă  travers des images et des mots venant conditionner le point de vue de celui ou celle Ă  qui l’augure est destinĂ©.

   L’exposition Le Mat, la TempĂ©rance, le Pape et le Soleil est nĂ©e d’un concours de circonstance. À la suite d’un premier Ă©change pour une proposition de collaboration indĂ©terminĂ©e avec l’artist-run space in.plano, je participe Ă  une sĂ©ance de tarot dont le sujet principal du tirage est cet Ă©nigmatique projet. Quatre cartes sont sĂ©lectionnĂ©es au hasard : le Mat, la TempĂ©rance, le Pape et le Soleil. Cette sĂ©ance de cartomancie aurait pu rester une simple anecdote si les Ă©vĂ©nements qui s’en suivirent n’en avaient pas dĂ©cidĂ©s autrement. Tania Gheerbrant, membre de l’association in.plano et artiste invitĂ©e, me suggĂšre le jour suivant le tirage de rĂ©flĂ©chir Ă  une exposition questionnant le rapport texte et image. Cette proposition induit une rĂ©sonnance toute particuliĂšre au tarot, les cartes choisies Ă  l’aveugle ayant dĂ©fini une existence Ă  la fois visuelle et orale Ă  l’exposition bien avant qu'elle ne soit concrĂštement actĂ©e.

   La dĂ©marche artistique des artistes rĂ©sidents Ă  l’artist-run space in.plano et de ceux invitĂ©s Ă  l’occasion de cet Ă©vĂ©nement s’inscrit de maniĂšre plus ou moins forte dans un hĂ©ritage de l'art conceptuel des annĂ©es 1970, notamment par l'emploi du texte, du livre, du document d'archives, etc. Leurs Ɠuvres sont des tentatives de traduction du monde par les images et les mots, Ă  l'instar des cartes de tarot et du rĂ©cit nĂ© de l’interprĂ©tation du tireur. La sĂ©ance de cartomancie et les Ă©lĂ©ments qui s’y rattachent forment un contexte Ă  l’exposition dont dĂ©coule une rĂ©flexion sur le temps, le langage et l’image.

   Le Mat, la TempĂ©rance, le Pape et le Soleil. Cet ensemble de mots qui semble Ă©voquer l’intitulĂ© d’une fable fait office de titre de l’exposition. Il ne fait explicitement rĂ©fĂ©rence Ă  aucun sujet dĂ©fini, mais seulement Ă  des personnages Ă  la portĂ©e symbolique, dessinant tout au plus qu’une vague narration au contenu obscur. Si de possibles corrĂ©lations entre ce titre devenu signe et les Ɠuvres de l’exposition peuvent apparaĂźtre, l’objectif, ici, n’est pas d’adjoindre Ă  ces derniĂšres une interprĂ©tation autoritaire par le prisme d’une thĂ©matique prĂ©cise. Cette proposition curatoriale est une tentative d’examen de la maniĂšre dont les signes Ă©mergent, Ă©voluent, nous traversent et nous influencent.

   Nous sommes perpĂ©tuellement traversé·e·s par les signes. Les donnĂ©es visuelles, textuelles et sonores qui les constituent Ă©manant d’innombrables sources aussi diverses que variĂ©es nous pĂ©nĂštrent et nous contaminent. Ils s’ancrent dans nos corps, nos esprits et nos mĂ©moires, nous poussant Ă  agir, Ă  ressentir et Ă  penser de telle ou telle maniĂšre. Impossible d’y Ă©chapper, nous devenons les hĂŽte·sse·s et les relais plus ou moins conscients des signes. Partant de cet Ă©tat de fait, nous pouvons considĂ©rer l’Ɠuvre d’art comme un signe constituĂ© d’une image et d’un discours. S’il semble aisĂ© de crĂ©er et de diffuser des images et des textes venant s’ajouter Ă  l’amas vertigineux d’informations qui compose notre environnement, savoir prendre Ă  revers le phĂ©nomĂšne s’avĂšre ĂȘtre une entreprise plus complexe. C’est cette stratĂ©gie de dĂ©busquement que les artistes ont choisi de mettre en place Ă  travers leurs Ɠuvres dans le but de cerner les modalitĂ©s de fonctionnement et de propagation du signe tout en rĂ©vĂ©lant et en analysant notre rapport Ă  ce dernier.

   Avant mĂȘme d’entrer dans in.plano, notre regard se confronte Ă  un rideau gris transparent sur lequel sont gravĂ©es en marge des annotations de corrections de fautes d’orthographe. Tel un filtre numĂ©rique apposĂ© sur l’exposition, la surface plastifiĂ©e modifie notre perception de l’espace, tandis que le texte qui en perce la couche devient une ouverture sur la rĂ©alitĂ©. Cette premiĂšre Ɠuvre de Tania Gheerbrant amorce un thĂšme central de son installation vidĂ©o : la coquille. À travers la figure d’un Ăąne anthropomorphique photocopiant inlassablement des pages, cette fable filmique Ă  l’humour grinçant montre l’influence prĂ©judiciable de la faute d’orthographe sur nos systĂšmes de communication. Un bras de mĂ©tal sert de support physique Ă  la fiction dont le script est diffusĂ© via un imposant haut-parleur, crĂ©ant ainsi une disproportion entre le texte oral et l’image. Ce dispositif sculptural suggĂšre un obscur circuit derriĂšre le mur semblable Ă  celui d’une machine. La narration anomale se poursuit avec I think it was you, (Table basse fontaine), deux tables-miroir inondĂ©es qui transcendent un objet domestique. La qualitĂ© rĂ©flexive de ce mobilier-Ă©cran surrĂ©aliste noie notre image dans un environnement submergĂ© devenu lui-mĂȘme signe.

   Laure Mathieu convoque elle aussi la fiction et l’écran pour s’interroger sur le pouvoir manipulatoire de l’information. Elle relate une biographie fictive de Robert Plutchick, psychologue amĂ©ricain auteur d’une roue des Ă©motions primaires et secondaires. Prenant formellement pour modĂšles les cercles chromatiques de Moses Harris et de Johan Wolgang von Goethe, la thĂ©orie de Plutchick dessine dans sa forme close un pendule et une fleur japonaise dans sa version ouverte. Dans la continuitĂ© de Wassili Kandinsky, The many lives of Robert Plutchick fait de la couleur le support des faux rĂ©cits de vie du scientifique et un Ă©cran de projection irisĂ© de nos Ă©motions. En parallĂšle de ces sculptures textuelles, Laure Mathieu orchestre avec la participation de Simon Tilche-Échasseriaud une sĂ©ance de Feldenkrais autour du pied. Une fiction centrĂ©e sur les voyages temporels et la mĂ©moire, distillĂ©e durant ce cours de mĂ©ditation oral et physique, influence le corps et le comportement des participants invitĂ©s Ă  revenir au fondement de la biologie humaine.

   Le signe ne s’apprĂ©hende pas de maniĂšre univoque. Son interprĂ©tation et sa destination varient en fonction de celui ou celle qui s’attĂšle Ă  le dĂ©chiffrer. Depuis deux ans, Lucie Planty dĂ©veloppe le projet de recherche Bretschneider, collection privĂ©e portant sur Johann Michael Bretschneider, peintre mineur allemand de BohĂšme du XVIIĂšme siĂšcle ayant peint sept tableaux de galeries comportant chacun une centaine de fausses peintures. À l’occasion d’expositions ou d’autres Ă©vĂ©nements, l’artiste invite une personne de son choix Ă  Ă©crire sur un tableau peint de Bretschneider. Pour Le Mat, la TempĂ©rance, le Pape et le Soleil, le·la spectateur·rice peut lire une collaboration entre Lucie Planty et moi-mĂȘme au sujet d’une image oscillant entre figuration et abstraction. Chaque nouveau rĂ©cit intĂšgre une constellation de regards portĂ©s sur un fragment d’une Ɠuvre qui reste – et qui demeurera sans doute – une Ă©nigme dans l’histoire de l’art.

   AssociĂ© Ă  une image, le texte en fait varier le message, qu’il soit intrinsĂšque ou extrinsĂšque. Un pan de la pratique artistique de Marianne VieulĂšs s’articule autour de la poĂ©sie programmatique. Les Ɠuvres rĂ©alisĂ©es au moyen de ce systĂšme d’écriture se gĂ©nĂšrent et Ă©voluent de façon autonome, Ă  l’instar de Penguins TV. Des passages du DĂ©peupleur de Samuel Beckett servent alĂ©atoirement de sous-titres Ă  une vidĂ©o d’un enclos de pingouins d’un zoo parisien diffusĂ©e en temps rĂ©el par une camĂ©ra de surveillance. Le texte de la piĂšce narre la vie d’un peuple emprisonnĂ© dans un cylindre fait Ă©cho Ă  la condition de ces animaux. L’Ɠil mĂ©canique voyeur est le narrateur de la rĂ©alitĂ© des pingouins ignorant leur statut de personnages d’une fiction chaotique dĂšs plus inquiĂ©tante.

   Le tarot est une manƓuvre d’apprĂ©hension du temps, ce flux continu similaire Ă  celui de l’information dont l’origine et la finalitĂ© sont inconnues. Le temps s’incarne dans les images et la parole pour ensuite s’écouler en nous par la croyance dans les signes. Les cartes, les nombres, les mots, le ciel sont autant de moyens de se saisir, de rĂ©ifier et de rĂ©interprĂ©ter le monde et ses fluctuations intangibles qui nous cernent. Nous ne sommes plus assailli·e·s uniquement par le temps lui-mĂȘme, les reprĂ©sentations que nous en avons fait nous entourent Ă©galement et nous obligent Ă  faire face Ă  son passage. Comme pour la communautĂ© captive du DĂ©peupleur, la fuite devient impossible.

   L’installation Ceci est un reflet, vous ĂȘtes une phrase Ă©crite d’Alexis Chrun met en lumiĂšre cette consĂ©quence perverse due Ă  la matĂ©rialisation du temps. Une succession de slogans issus de la publicitĂ© ayant pour dĂ©nominateur commun le temps est projetĂ©e dans un espace vitrĂ© et sur un mur. Ces messages, isolĂ©s de leur contexte d’origine, deviennent des mantras harceleurs apparaissant et disparaissant au rythme de la luminositĂ© d’un nĂ©on et de l’espace. Dans la vitre, cette variation de l’éclairage fait tour Ă  tour Ă©merger les slogans et le reflet du regardeur. Le calendrier sous blister qui accompagne les deux dispositifs vidĂ©o se joue, lui aussi, de la prĂ©sence de celui ou celle qui l’observe. Les illustrations accompagnant habituellement chaque mois ont Ă©tĂ© remplacĂ©es par un carrĂ© noir dans lequel il est possible de se mirer. Le·la spectateur·rice devient une nouvelle image du temps, et l’Ɠuvre une vanitĂ© lui renvoyant sa propre condition d’ĂȘtre Ă©phĂ©mĂšre.

   Les peintures de Paul Mignard prennent Ă©galement pour source le calendrier. InspirĂ©es du livre Tradition orale Tchouktche de Charles Weinstein, les deux Ɠuvres prĂ©sentĂ©es dans l’exposition font partie d’une sĂ©rie de douze toiles rĂ©interprĂ©tant librement les noms des mois du calendrier Tchouktche, un peuple palĂ©o-sibĂ©rien. Chaque intitulĂ© des douze mois de l’annĂ©e renvoie Ă  un phĂ©nomĂšne climatique, un Ă©lĂ©ment naturel, une plante ou un animal – en particulier le renne, omniprĂ©sent dans le quotidien des Tchouktches – propres Ă  la saison. Le mois du pis qui grĂȘle prĂ©sente un passage extrait d’Histoire vraie, premier texte de Tradition orale Tchouktche relatant une rivalitĂ© entre Ă©leveurs. La phrase est peinte une premiĂšre fois, puis recouverte d’une reprĂ©sentation d’une peau de bĂȘte avant d’ĂȘtre inscrite de nouveau sur cette nouvelle surface. Le rĂ©cit semble surgir des entrailles de l’image. Le mois de l’écorchement des bois de rennes, Ă  l’instar de la peinture prĂ©cĂ©dente, fait appel au motif du renne et Ă  ses attributs, notamment les bois. Ces peintures et leurs sujets sont les maillons d’une chaĂźne d’interprĂ©tations du langage et de la nature donnant naissance, Ă  travers le regard de l’artiste et la tradition orale Tchouktche, Ă  des images du temps.

   Les gravures sur laiton de la sĂ©rie GrĂące de Riccardo Olerhead sont issues de captures d'Ă©cran du tĂ©lĂ©phone de l’artiste Ă  l’instant oĂč les heures et la date concordent numĂ©riquement. Ces autres images du temps en Ă©tat de grĂące, ces heureux hasards, rĂ©vĂšlent une numĂ©rologie mystĂ©rieuse au sein de l'espace intime du tĂ©lĂ©phone. L’accord des signes distille une interprĂ©tation occulte de la rĂ©alitĂ©, un temps suspendu qui peut façonner la maniĂšre d’apprĂ©hender l’espace. Dans la photographie issue de la sĂ©rie Still life, les pommes, la fleur et la plume de paon sont agencĂ©es dans une succession de surfaces, sorte de collage spatial Ă  la logique incertaine dont l’équilibre prĂ©caire suggĂšre un bouleversement de la perception.



EN /

   Exhibition curated by Adrien Elie
   Artists : Alexis Chrun, Tania Gheerbrant, Laure Mathieu, Paul Mignard, Riccardo Olerhead, Lucie Planty and Marianne VieulĂšs
   2019





   In her essay L’image Ă©crite ou la dĂ©raison graphique (1995), Anne-Marie Christin demonstrates that the origin of writing is image – the combination of two elements, figure and support –, image born from its surface. This genealogy is the starting point of « la pensĂ©e de l’écran » (screen thought) developped by author, being an interpretation of mark on surface. The ideographic writing, the result of the alliance of language and image, attests to this reality. The signs which composed this writing are figures open to questioning. Their changing nature is therefore inherent in their context of appearance. Anne-Marie Christin takes for epitome of screen thought divination which « is based on the examination of particular supports on which the signs of the language of the gods are written, intended to be deciphered since they are messages addressed by them to humans. »In the light of this theory, cartomancy is in reality nothing more than the projection of written and oralized thoughts on images that have become signs. From a rational point of view, the purpose of the drawing of divinatory cards is not to predict the future but to establish a questioning on a subject through images and words that condition the point of view of the person to whom the augury is destined.

   Exhibition Le Mat, la TempĂ©rance, le Pape et le Soleil was born by a set of circumstances. After a first exchange for an undefined proposal of collaboration with artist-run space in.plano, I am a part of a session of Tarot about this enigmatic project. Four cards are randomly selected: the Fool, the Temperance, the Pope and the Sun.This session of cartomancy could have been a simple anecdote if the event that followed had not decided otherwise. The following day, Tania Gheerbrant, a member of in.plano and guest artist, suggested me to propose about an exhibition that questions the relationship between text and image. This proposal induces a very particular resonance to the tarot, the cards chosen blindly having defined both a visual and an oral existence at the exhibition long before it was actually recorded.

   The artistic approach of in.plano’s artists and those invited to this event is part of a more or less strong heritage of conceptual art of the 1970s, particularly through the use of text, books, archival documents, etc. Their works are an attempt to translate the world through images and words, like the Tarot cards and the story that was born of the fortune teller’s interpretation. The session of Tarot and its associated elements form a context for the exhibition that leads to a reflection on time, language and image.

   Le Mat, la TempĂ©rance, le Pape and le Soleil.This set of words that seem to evoke the title of a fable has that of exhibition. It does not explicitly refer to any subject, but only to characters with symbolic significance, drawing at most a vague narrative with obscure content. If possible correlations between the title became sign and the works in exhibition can appear, the objective here is not to attach to the works an authoritative interpretation through a precise theme. This curatorial proposal is an attempt to how the signs emerge, evolve, pass through us and influence us.


   .    f.1,2 GĂ©latine, Tania Gheerbrant, 2019, gĂ©latine, phasme, dimensions variables.    .    f.3 I think it was you 2 (Tables basses fontaines), Tania Gheerbrant, 2019, mdf noir, acier peint, aluminium, pompe, eau, verre, dimensions variables (remerciement Ă  Romain Gheerbrant),    .    f.4,5,6 big mother, Tania Gheerbrant, 2019, installation vidĂ©o HD couleur 4:3, 3’ 45’’, son, inox, dimensions variables. Avec la participation de Mahalia Kohnke-jehl (actrice) et Noelia Portela (voix off)    .    f.7, 8 \ÉĄÉčeÉȘs\, Riccardo Olerhead, 2017-2018-2019, New York-Brescia-Paris-Avignon, sĂ©rie ouverte de 17 captures d’écran de portable gravĂ©es sur laiton, 10 x 18 cm.‹    .    f.9 Vue d’exposition Le Mat, la TempĂ©rance, Le pape et le Soleil.    .    f.10 Laura, Riccardo Olerhead, 2018, Paris, tirage lambda sur papier haute rĂ©flexion fujiflex, 25 x 38 cm.‹    .    f.11 DĂ©tail, Mois de l’écorchement des bois de renne, sĂ©rie Le calendrier rĂ©volutionnaire Tchouktche, Paul Mignard, 2019, pigment sur toile libre, 50 x 65 cm, courtesy galerie Poggi.    .    f.12 SĂ©rie Le calendrier rĂ©volutionnaire Tchouktche : Mois de la mise Ă  nu du pie et Mois de l’écorchement des bois de renne, Paul Mignard, 2019, pigment sur toiles libres, 50 x 65 cm, courtesy galerie Poggi.‹    .    f.13 Vue d’exposition Le Mat, la TempĂ©rance, Le pape et le Soleil.‹    .    f.14, 15 The many lives of Robert Plutchick §1, Laure Mathieu, 2019, impression sous verre, filtre dichroĂŻque, 40 x 100 cm.‹    .    f.16, 17, 18 Seesaw Breathing, Laure Mathieu et Simon Tilche-Échasseriaud, 2019, performance, 50’.‹    .    f.19 Penguins TV, Marianne VieulĂšs, 2017, programme informatique vidĂ©o live‹    .    f.20 Vue d’exposition Le Mat, la TempĂ©rance, Le pape et le Soleil.    .    f.21, 22, 23 Ceci est un reflet, vous ĂȘtes une phrase Ă©crite, Alexis Chrun, 2019, projection vidĂ©o, programme informatique, calendrier sous blister, dimensions variables.    .    f.24, f.25, f.26 L’image fabuleuse / Sottobosco (Bretschneider, collection privĂ©e), Adrien Elie, Lucie Planty, 2019, livre, 12 x 28 cm, in.Ă©dition.    .    f.27 collection privĂ©e Bretschneider, Lucie Planty, depuis 2017, recherches et textes, formats variables. Remerciements : Jeune CrĂ©ation, EESI, Robin Garnier-Wenisch, Romain Gheerbrant, Jonathan Joux, Mahalia Kohnke-jehl, Nicolas Leray, Noelia Portela, Simon Tilche-Echasseriaud






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MAKE LOVE BY A TRASHCAN
   Persona Curada hosted & invited by in.plano Artist-run space

08.06.2019 au 16.06.2019

   Artistes : Santiago Esses, Enzo Mianes, Gabriel Moraes Aquino, Caroline Reveillaud, Felipe Vasquez, Carolina Zaccaro




    For the sake of humans and nature, it is imperative to come up with alternatives to the exploitative and destructive practices of colonial modernity.

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    Make love by a trashcan is an expression I overheard ; in New Jersey people say it. I’m sure it means well, but it’s probably bad. When I wasthinking about this show, I thought about how we work and what we do, and this expression resonated more and more with the existing dynamics in this field. It made sense to think for a moment that the difference between making love or performing sex had something to do with what I aimed to express. To make love is an action of hope and connection - where we do it is the problem.
    Making love is one of the most beautiful and intimate things we can share with another human in a non verbal act as opposed to performing sex, which is just that, a performance. A mere action or series of automated movements no complex being is capable of doing.
    The works presented in this exhibition share a common drive, an urgency to communicate with love and tenderness, a curiosity to explore intangible territories, and new ways of communication ; the possibility of communicating anew is what sustains their narrative. The exhibition is charged with symbolic language, outweighing formal modes of communication or the need for the concrete as a proposition for a changeover of power. New tools for combat and communication may be developed in a world where listening has become increasingly rare and an alignment between ancestral tools and contemporary technologies is becoming growingly necessary.

    Noelia Portela, Saint-Denis, June 2019.



   .    f.1 Gabriel Moraes Aquino & Felipe Vasquez, Zombie, 2019, Clay, blood, cotton fabric and thread, flowers, water, white wine, dragon’s blood sage, white wax candle, matches, canvas textile, paper prints, cassette tape and player, cardboard box, various undisclosed objects, Variable dimensions, Performance 2hrs. photo: Caroline Reveillaud    .    f.2 Carolina Zaccaro, Noooooodles, 2019, Moving table, table set, xerox prints, Variable dimensions, Performance 2hrs photo : Tania Gheerbrant    .    f.3 Carolina Zaccaro, Noooooodles, 2019, Moving table, table set, xerox prints, Variable dimensions, Performance 2hrs photo : Caroline Reveillaud    .    f.4 Carolina Zaccaro, Noooooodles, 2019, Moving table, table set, xerox prints, Variable dimensions, Performance 2hrs photo : Caroline Reveillaud    .    f.5 Caroline Reveillaud, SUMMA ⎼ ⊙ ∫, 2019, Voice-over : Carolina Zaccaro, Audio mix and original music : Option Géniale, 26’00’’ photo: Carolina Zaccaro    .    f.6 Carolina Zaccaro, Noooooodles, 2019, Moving table, table set, xerox prints, Variable dimensions, Performance 2hrs photo : Tania Gheerbrant    .    f.7 Vue du vernissage Make love by a trashcan, 2019 photo : Tania Gheerbrant    .    f.8 Caroline Reveillaud, SUMMA ⎼ ⊙ ∫, 2019, Voice-over : Carolina Zaccaro, Audio mix and original music : Option Géniale, 26’00’’ photo: Caroline Reveillaud    .    f.9 Vue de l’exposition Make love by a trashcan, 2019 photo : Caroline Reveillaud    .    f.10 Carolina Zaccaro, Noooooodles, 2019, Moving table, table set, xerox prints, Variable dimensions, Performance 2hrs photo : Caroline Reveillaud    .    f.11 Caroline Reveillaud, SUMMA ⎼ ⊙ ∫, 2019, Voice-over : Carolina Zaccaro, Audio mix and original music : Option Géniale, 26’00’’    .    f.12 Caroline Reveillaud, SUMMA ⎼ ⊙ ∫, 2019, Voice-over : Carolina Zaccaro, Audio mix and original music : Option Géniale, 26’00’’    .    f.13 Caroline Reveillaud, SUMMA ⎼ ⊙ ∫, 2019, Voice-over : Carolina Zaccaro, Audio mix and original music : Option Géniale, 26’00’’    .    f.14 Enzo Mianes, Interventions, 2019 photo : Caroline Reveillaud    .    f.15 Enzo Mianes, Interventions, 2019 photo : Caroline Reveillaud    .    f.16 Gabriel Moraes Aquino & Felipe Vasquez, Zombie, 2019, Clay, blood, cotton fabric and thread, flowers, water, white wine, dragon’s blood sage, white wax candle, matches, canvas textile, paper prints, cassette tape and player, cardboard box, various undisclosed objects, Variable dimensions, Performance 2hrs. photo : Carolina Zaccaro    .    f.17 Santiago Esses, Sans titre, 2019, Video 6’31” photo : Carolina Zaccaro    .    f.18 Carolina Zaccaro, Noooooodles, 2019, Moving table, table set, xerox prints, Variable dimensions, Performance 2hrs photo : Caroline Reveillaud    .    f.19 Santiago Esses, Mirtha, 2019, Video 3’58’’ photo : Caroline Reveillaud    .    f.20 Carolina Zaccaro, Noooooodles, 2019, Moving table, table set, xerox prints, Variable dimensions, Performance 2hrs photo : Caroline Reveillaud    .    f.21 Poster de l'exposition "make love by a trashcan", 2019    .    n.1 Latin American Decolonial Thought, or Making the Subaltern Speak Kiran Asher1,2*1 Clark University






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DECOMPRESSION ROOM
   exposition collective d'in.plano, The Other Art Fair, Turin

01-02-03-04.11.2018

   Artistes : Sarah Nefissa Belhadjali, Alexis Chrun, Tania Gheerbrant, PhilĂ©mon Hervet & Victor Prokhorov, Laure Mathieu, nikolaiykm, Lucie Planty, Pablo Prieto, Camille Raimbault, Nastassia Takvorian, Laure Tiberghien, MĂ©lanie Villemot


   .    f.1 Tania Gheerbrant, « I think it was you », 2018, gelatin ; Sarah Nefissa Belhadjali, « Clastre », 2018, prints on paper, plexiglass  ; Tania Gheerbrant, « Untitled », 2018, water, pump, aluminium sheet, wood ; Laure Tiberghien, « Speculum », 2018, metalic photographic paper ;    .    f.2 Tania Gheerbrant, « Untitled », 2018, water, pump, aluminium sheet, wood    .    f.3 Laure Mathieu, « One Minute One meter Poem », 2018, print on wood stick & print on aluminium    .    f.4 Lucie Planty, « ceneri di Pompei, ceneri di Rio », 2018, waiting room poster    .    f.5 Melanie Villemot, « To finally become », 2018, acrylic beads weaving, steel  ; Melanie Villemot, « Love is a soft thing », 2018, performance    .    f.6 Pablo Prieto, « Thickness », 2018, lambda print    .    f.7 Camille Raimbault, « Drag and drop », 2018, artificial painted plants    .    f.8 nikolaiykm, « Untitled », 2018, pygmy marmoset skull, cotton, polyester fabric    .    f.9 Vue d’exposition, « Decompression Room », Other Art Fair, Turin, 2018    .    f.10 Alexis Chrun, « Two-letters names poster and magnet fridge », 2018, print framed and print on magnet




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TILT
   Exposition conçue par nikolaiykm
   archive www.tzvetnik.online

02.11.2018 au 04.11.2018

   Artistes: Vitaly Bezpalov, Pierre Delmas, Jens Ivar Kjetsa, Metta World Peace, Ilia Pashov, Tarwuk


   .    f.1 TILT, vue d’installation, in.plano, 11/2018    .    f.2 TILT, vue d’installation, in.plano, 11/2018    .    f.3 Ilia Pashov, Sorry, 2018    .    f.4 TILT, vue d’installation, in.plano,11/2018    .    f.5 Tarwuk, HODOWOS_OZIAN, 2018    .    f.6 TILT, vue d’installation, in.plano,11/2018    .    f.7 TILT, vue d’installation, in.plano, 11/2018    .    f.8 TILT, vue d’installation, in.plano, 11/2018    .    f.9 Vitaly Bezpalov, The blood of the poor, 2018    .    f.10 Jens Ivar Kjetså, Reptilian, Hyper Bodies – Confessions & Decline, 2018    .    f.11 Pierre Delmas, Sniffer truck, 2015    .    f.12 Pierre Delmas, Open yellow bread, 2018    .    f.13 Reptilian Hyper Bodies – Confessions & Decline by NDRAP Development feat Markus von Platen, Live Set/Performance, 02.11.18    .    f.14 Metta World Peace/ I’ve seen the future Live Set 02.11.18    .    f.15 Affiche de l'exposition Tilt, 2018




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CINÉMA
   projection de films dans le cadre des ateliers ouverts de l'Île-Saint-Denis

12-13-14.10.2018

   Artistes et vidĂ©astes : EstĂšla Alliaud, AndĂ©s Baron, Linda Branco, Tania Gheerbrant, LĂ©a Guintrand, Charlie Jeffery, Morgane le Pechon, Laure Mathieu, Gregory Mc Grew Pezcorp, Garush Melkonyan, Murals, Lucie Planty et Melanie Villemot

    L’Île-Saint-Denis compte un grand nombre de crĂ©ateurs rĂ©unis sur son territoire, certains depuis plusieurs dĂ©cennies, d’autres depuis des annĂ©es, d’autres encore depuis quelques mois. Afin de rendre visible et vivante cette richesse, les artistes ilodionysiens ont Ă  cƓur d’ouvrir leurs lieux de crĂ©ation le temps d’un week-end, et d’inviter les habitants, les voisins, les enfants, Ă  dĂ©couvrir leurs pratiques et Ă  tisser des liens. À cette occasion, in.plano propose une projection de films.

    site des ateliers ouverts : www.ateliersilesaintdenis.fr
   scĂ©nographie rĂ©alisĂ©e grace aux coussins de la TĂȘte dans les nuages: https://www.ltdln.com/



   .    f.1 vue de la projection "CinĂ©ma" Ă  in.plano




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APRÈS MOI LE DÉLUGE
   exposition conçue par les Ă©tudiants des Arts DĂ©co

14.05.2018

   Artistes: RĂ©mi Coignec, Elisa Florimond, JĂ©rĂŽme Girard, Victoire Gonzalvez, Arthur Guespin, Nguyen Phuong Kieu Anh, NoĂ©mie Pilo

   Des territoires en vitrine, des e/oeufs, une opĂ©ration risquĂ©e, une nature an-t(h)ropique, de la poussiĂšre solaire, some noisy boxes et des envies d'explosion. Une exposition de fin de 3e annĂ©e conçue par les Ă©tudiants des Arts Deco de Paris, sous l'encadrement de Kristina Solomoukha.



   .    f.1 JĂ©rĂŽme Girard, titre, installation, 2018    .    f.2 Vue d'exposition, 2018    .    f.3 Victoire Gonzalvez, La PiĂšvre, 9:32 min, 2018‹    .    f.4 Arthur Guespin, sans titre, sculpture, ballon en silicone, chanvre, air, 140x150x115 cm, 2018    .    f.5 Élisa Florimond, vue d'exposition, 2018    .    f.6 Victoire Gonzalvez, Support 3, installation performĂ©e, 2018    .    f.7 Nguyen Phuong Kieu Anh, Đi qua một nước, vidĂ©o, 10 min, 2018    .    f.8 RĂ©mi Coignec, Terrain Vague I, matĂ©riaux divers, 140x90x20 cm, 2018    .    f.9 Vue de l'exposition, 2018    .    f.10 Affiche designĂ©e par Robin Bourgeois, 2018




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FIB - FESTIVAL INTERNATIONAL DE BAGNOLET
   projection de films conçue par Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi

14.10.2018

   Artistes et vidĂ©astes : Morgan Azaroff, Alexandre BarrĂ©, Simon Boudvin, Caroline Cieslik, Paolo Codeluppi, Collectif 1.0.3, ChloĂ© Dugit-Gros, Anne-Charlotte Finel, Francesco Finizio, Tania Gheerbrant, MichaĂ«l Harpin, Dounia Ismail, Laura Kuusk, Bertrand Lamarche, Camille Laurelli, Seulgi Lee, Alex Pou, Thomas Portier, Manon Riet, Simon Ripoll-Hurier, Vassilis Salpistis, Kristina Solomoukha, Jean-François VallĂ©e

   FIB - Festival International de Bagnolet - sous ce nom grandiloquent se prĂ©sente un mini festival video initiĂ© par Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi dans le jardin de leurs voisins Ă  Bagnolet.
   La premiĂšre Ă©dition a eu lieu il y a deux ans elle Ă©tait consacrĂ©e Ă  l’ANIMAL. Pour cette deuxiĂšme Ă©dition Kristina et Paolo ont choisi deux sujets PAUSAGE et COLLECTIF et proposĂ© aux artistes amis de rĂ©aliser des vidĂ©os de 3-5 mn. De trĂšs courts films existants Ă©taient aussi sĂ©lectionnĂ©s.
   Le 14 octobre sera projetĂ© 2 heures de vidĂ©os trĂšs diffĂ©rentes - rĂ©alisĂ©es exprĂšs pour le FIB, rĂ©alisĂ©es auparavant et adaptĂ©es Ă  la diffusion en salle, un film-performance, conçu pour une diffusion en galerie et en boucle, donc parfois ce sont des fragments, autonomes ou pas. Un fragment d’un documentaire de tĂ©lĂ©vision. Des films dont le son constitue une part trĂšs importante et d’autres muets.




   .    f.1, 2 Vassilis Salpistis, film-performance, Agent double, 22’, 2018    .    f.3 vue de la projection du FIB, 2018




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BLIND COLLECTOR
   Chapter 1: The Apartment | Chapter 2: The Lottery
   exposition collective d'in.plano

du 29.06.2018 au 07.07.2018

   artistes: Paul Bardet, Jade Boyeldieu d’Auvigny, Alex Chevalier, Alexis Chrun, Tania Gheerbrant, Lucie Planty, Caroline Reveillaud


   The Blind Collector est une exposition aux contours mouvants dont le commissariat, assumĂ© par les artistes eux-mĂȘmes, tente de brouiller les pistes, entre le domestique et l’artistique, l’unique et la reproduction, l’exposition et le salon de lecture.
   Cette proposition prend appui sur l’interĂȘt commun d’un groupe de jeunes artistes autour de l’objet livre et des habitudes et coutumes qu’il convoque. Sous cette figure archĂ©typale du collectionneur dĂ©fini ici par sa dĂ©ficience visuelle, la premiĂšre partie de l’évĂšnement s’affirme comme un espace fictif et domestique propre Ă  recevoir les spectateurs. En effet, les Ɠuvres sĂ©lectionnĂ©es ou conçues pour l’exposition, ont en commun d’assurer une fonction symbolique de mobilier et ce afin de transformer pour un temps le spectateur en lecteur et le lieu en salon de lecture.
   La collection qu’il s’agit ici de dĂ©couvrir, est une collection au sens tout livresque du terme. En effet, on dĂ©couvrira dans l’espace une quarantaine de livres Ă  priori identiques, dont il faudra se saisir pour dĂ©masquer, sous une couverture similaire, les fac-similĂ©s/re-Ă©dition de livres produits par les artistes ces cinq derniĂšres annĂ©es. Chaque livre est reproduit une seule fois. La collection s’affirme dans le contexte et prĂ©texte de « l’appartement », sous couvert d’avoir Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©e par un autre, aussi aveugle soit-il. La deuxiĂšme partie de l’exposition, met en scĂšne et en acte la liquidation de la collection par une vente aux enchĂšres Ă  l’aveugle. Les livres seront vendus sans que l’acheteur puisse savoir de quel exemplaire et de quel artiste il devient l’acquĂ©reur.
   Incarnation du proverbe anglais « don’t judge a book by its cover » ou commentaire sur la contingence d’une collection, il s’agira surtout de fĂȘter en ce dĂ©but d’étĂ© les heureux hasards et une certaine poĂ©sie de la cĂ©citĂ©.



   .    f.1 Tania Gheerbrant & Mahalia Köhnke-Jehl, « Les mots doux », 2018, rĂ©sine, aluminium, fibre de verre, 300 x 175 cm, texte « Face au mur nous observons le reflet d’une ville qui nous traverse et comme ceux qui dessinent des ersatz d’avions en attendant que les authentiques monstres d’acier s’y posent, nous collectionnons des signes en espĂ©rant voir le bonheur s’y appareiller » ; Alexis Chrun, « Mauvais Cheval »,  2018, portefeuille ; Caroline Reveillaud, « Banc-Titre », table en bois et verre, photographies, 2018    .    f.2 Caroline Reveillaud, « Banc-Titre », table en bois et verre, photographies, 2018 ; Alex Chevalier, « La bibliothĂšque des livres interdits », livres, impression laser, baguette de bois, 2018 ; Jade Boyeldieu D’Auvigny, « Le dialogue du RĂąleur et de l’Optimiste », mĂ©ridienne rĂ©flexive, blanc, portraits ; Jade Boyeldieu D’Auvigny, « Le manteau du poĂȘte », 2018    .    f.3 Alexis Chrun, « Heart to perfection », 2018, chaise, Ă©lastiques    .    f.4 Lucie Planty, « Portrait dans le miroir », impression sur Plexiglas, 2018    .    f.5 Alexis Chrun, « Heart to perfection », 2018, chaise, Ă©lastiques ; Caroline Reveillaud, « Banc-Titre », table en bois et verre, photographies, 2018 ; Alexis Chrun, « Mauvais Cheval »,  2018, portefeuille    .    f.6 Jade Boyeldieu D’Auvigny, « Le dialogue du RĂąleur et de l’Optimiste », mĂ©ridienne rĂ©flexive, blanc, portraits    .    f.7 Tania Gheerbrant, « Looking for A », 2018, dĂ©tails de l'installation vidĂ©o : casques, toile pvc Ă©cran, billes polystyrĂšne, papier imprimĂ© reproduisant les dialogues de la vidĂ©o, dĂ©coupĂ© et transformĂ© en rembourrage pour le siĂšge    .    f.8 Collection d’édition « Blind Collector », 25 Ă©ditions en 2 exemplaires (50 livres au total) dissĂ©minĂ©es dans l’espace et vendu lors de le « lottery » au cours de l’exposition    .    f.9 Caroline Reveillaud, « Banc-Titre », table en bois et verre, photographies, 2018    .    f.10 Tania Gheerbrant, « Looking for A », 2018, dĂ©tails de l'installation vidĂ©o : casques, toile pvc Ă©cran, billes polystyrĂšne, papier imprimĂ© reproduisant les dialogues de la vidĂ©o, dĂ©coupĂ© et transformĂ© en rembourrage pour le siĂšge.    .    f.11 Jade Boyeldieu D’Auvigny, « Le dialogue du RĂąleur et de l’Optimiste », mĂ©ridienne rĂ©flexive, blanc, portraits ; Jade Boyeldieu D’Auvigny, « Le manteau du poĂȘte », 2018 ; Paul Bardet, « Sparrow Chair », bois sculptĂ©, 2018    .    f.12 Tania Gheerbrant & Mahalia Köhnke-Jehl, « Les mots doux », 2018, rĂ©sine, aluminium, fibre de verre, 300 x 175 cm, texte    .    f.13 Affiche de l’édition et de l’exposition « Blind Collector » designĂ©e par Alexis Chrun, 2018


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OPENING
   exposition inaugurale d'in.plano

26.01.2018 au 31.01.2018

   artistes: Alexis Chrun, Nikolay Georgiev, Tania Gheerbrant, PhilĂ©mon Hervet, Laure Mathieu, Sarah Nefissa Belhadjali, Lucie Planty, Camille Raimbault, Nastassia Takvorian et MĂ©lanie Villemot



   .    f.1 Philémon Hervet & Victor Prokhorov, sans titre, 2018    .    f.2 Caroline Reveillaud, ENDPAPER, 2018    .    f.3 Lucie Planty, ERR, 2018    .    f.4 Alexis Chrun, Game is a foot, 2018    .    f.5 vue d'exposition    .    f.6 Laure Mathieu, Reflexologos, 2018    .    f.7 Nastassia Takvorian, Mutagenèse souple, 2017    .    f.8 Sarah Nefissa Belhadjali, Ma plante, 2017    .    f.9 Camille Raimbault, Flaque, 2018    .    f.10 MĂ©lanie Villemot, GalatĂ©e, 2017    .    f.11 Nikolay Georgiev (nikolaykm)    .    f.12 Laure Tiberghien, Single, 2018    .    f.13 Caroline Reveillaud, ENDPAPER, 2018    .    f.14 Tania Gheerbrant, Smooth evolution, vidĂ©o, 2018    .    f.15 vue d'exposition    .    f.16 poster de l'exposition designĂ© par Lucie Planty et Laure Tiberghien